Mardi 26 février 2008
Devant le désengagement de l’état, les fermetures de plus en plus fréquentes de classes, les conditions d’accueil qui se dégradent, il nous faut un transfert de compétences pour la création d’un service public breton d’éducation, gratuit, laïc, et de proximité.
Il faut en finir avec les décisions prises à Paris et le dictat du rectorat d’académie instance non démocratique par excellence qui ne fait qu’appliquer une logique comptable (de plus en plus impitoyable) imposée par l’Etat, sans se soucier des conséquences pour les populations concernées.
Il nous faut défendre le droit à la scolarisation dès deux ans, promouvoir les filières immersives DIWAN et bilingues Breton Français et aider celles qui existent déjà.  Nous revendiquons le droit à la scolarisation en langue Bretonne de la maternelle à l’université !!!
- La volonté des élus doit être respectée pour l’ouverture, la création ou le maintien de classes bilingues et monolingues.
- Développer de vraies aides et moyens pour l’accueil des enfants handicapés pour qu’ils puissent avoir accès à la même scolarité que tous. Cela passe par un vrai statut pour les assistants de vie scolaire qui travaillent à leur bien être.
- Embaucher du personnel non enseignant (ATSEM) y compris bilingue pour les écoles en langue Bretonne..
- Maintien des collèges ruraux et des filières bilingues dans une logique de proximité et seule alternative aux collèges « usines » bien souvent sources d’échec scolaire .
- .Il faut créer et développer des services publics bilingues de la petite enfance (crèches, halte-garderies……)
- Intégrer les produits bio dans les cantines scolaires.
par Jan-Mai Salomon
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Mardi 26 février 2008
La vitalité et le dynamisme des associations locales et des clubs sportifs sont un atout .Facteurs de convivialité de cohésion et de diversité sociales et culturelles , il est important de les soutenir.

Les jeunes (préados, ados, jeunes adultes) manquent vraiment d’infrastructures , de lieux de vie pour se retrouver .Il faut étudier la mise en place de structures autogérées par la jeunesse dans un cadre non institutionnel ou marchand par l’organisation d’un centre autonome de la jeunesse comme il en existe en Italie ou au Pays Basque. C’est un moyen efficace de responsabiliser la jeunesse plutôt que de la stigmatiser :L’autoorganisation avec l’aide et le conseil de référents pour l’accompagnement et non pour l’encadrement.

Les actions existantes et à venir doivent être encouragées : elles sont une ouverture vers d’autres univers culturels : nous sommes riches de notre culture (langue bretonne , danse, gouren…) et aussi à l’écoute des autres .

Nous disposons dans notre canton de deux structures importantes :le centre forêt bocage et le centre de rivières .
Pédagogiquement et  culturellement elles ont toutes deux prouvé leur rôle essentiel : elles doivent bénéficier d’un soutien sans faille .

Toutes les actions culturelles existantes ou à venir doivent être défendues . Les  aides attribuées ne doivent pas être réservées à St Brieuc , Lannion , etc… mais aussi aux cantons ruraux aussi contribuables que les autres.
par Jan-Mai Salomon
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Mardi 26 février 2008

Nous réaffirmons la langue bretonne comme langue nationale du peuple Breton, sans pour autant nier l’importance de la diversité linguistique actuelle présente en Bretagne.
Adlâred a reomp kreñv, eo ar Brezhoneg yezh broadel pobl Vreizh, hep nac’hañ ez eus yezhoù all o kenvevañ bremañ en hon bro.

Malgré le développement des écoles bilingues , ou Diwan , malgré le développement des cours pour adultes , malgré le dynamisme des associations , la situation de notre langue est inquiétante . C’est avant tout du à l’absence de pouvoir politique en Bretagne.
Daoust d’ar skolioù divyezhek pe d’ar skolioù Diwan o vont war-raok, daoust d’ar chentelioù evit ar re en oad, daoust d’ar startijenn ‘vez gant ar c’hevredigezhioù , emañ hon yezh en arvar. N’eus ket a c’halloud politikel e Breizh : sell aze an abeg pouezhusañ.

La place accordée à la langue Bretonne dans le département reste scandaleusement ridicule : moins d’un euro par habitant. Cela démontre bien le décalage énorme entre les discours et les actes.
Plas roet d’ar Brezhoneg en departamant ‘zo truezus , gant ar vezh ! Diskouez a ra mat pebezh diforc’h ‘zo etre ar prezegennoù hag an oberioù.

Le conseil général, même s’il ne peut pas tout, peut faire beaucoup avec une réelle volonté politique Gallout a ra Kuzul an departamant ober kalz gant ur gwir youl politikel !!!!

Bilinguisme officiel, postes de permanents, signature de la charte « Ya d’ar Brezhoneg », réactivation de la fête nationale de la langue bretonne, soutien aux médias en breton etc etc etc….
Diyezhegezh en un doare ofisiel, tud gopret, sinañ karta « ya d’ar brezhoneg, adlañs gouel broadel ar brezhoneg, skoazell ar mediaoù e brezhoneg,hag all, hag all, hag all……………..
par Jan-Mai Salomon
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Mardi 26 février 2008





Nos talus toujours menacés.

Le rôle essentiel de nos talus sur notre environnement n’est plus à prouver. Nos anciens l’ont compris depuis des centaines d’années et ont peiné à les ériger. Et ce n’était sans doute pas pour le plaisir ou dans un souci esthétique.
Indispensables pour la qualité de l’eau et la régulation de nos cours d’eau. Divers et variés, ils font aussi partie de notre patrimoine au même titre que nos fontaines, calvaires etc…
Ils sont également essentiels pour le maintien de la biodiversité (effet « corridor » pour la faune).
Pourtant les arasements que l’on croyait d’un autre siècle perdurent.
C’est pourquoi il faut soumettre ces destructions à une réglementation très stricte et cela est possible par le biais des PLU (plans locaux d’urbanisme) en classant ces talus.
Chaque mètre linéaire détruit doit être reconstitué selon un plan raisonné avec l’aide de techniciens compétents. Il est anormal que des arasements de talus soient subventionnés par le conseil général par le biais d’échanges de terrains, et que dans le même temps on encourage la reconstitution du bocage !!!!!
De même le conseil général en subventionnant (à juste titre) l’élargissement de certaines routes participe à la destruction de nombreux talus sans que ceux-ci ne soient jamais reconstitués.


La qualité de l’eau

L’agriculture a un rôle social et économique essentiel pour le développement rural en Bretagne et chez nous en particulier. La reconquête de la qualité de l’eau doit aussi passer par le monde agricole. Beaucoup l’ont bien compris qui se tournent vers une agriculture intégrée.
Il faut bien entendu soutenir et encourager financièrement ces reconversions.
Il faut également arrêter les constructions de type industriel, limiter les ateliers hors sol et contrôler strictement les épandages.
Pour la reconquête de la qualité de l’eau  un plan de rénovation des assainissements est en marche . Nous pensons que dans ce cadre il faut favoriser le développement de mini-stations d’épuration à l’échelle de villages à chaque fois que cela est possible en employant un système phytosanitaire (lagunage) Pour l’assainissement individuel il faut aider financièrement et bien plus que maintenant les foyers à rénover leurs installations .
Le coût des mises aux normes est bien souvent faramineux pour certains propriétaires.
Il faut pour tout cela un redéploiement de la fiscalité sur l’assainissement et la taxe de dépollution.
La reconquête de l’eau passe aussi par une remunicipalisation( là où ce n’est pas déjà le cas) de sa distribution . Les conditions d’attribution de ce marché à des multinationales se font dans des conditions opaques et favorisent une proximité fort peu saine entre élus et puissants lobbies financiers .Cela favorisera de plus un regard  public plus important la qualité de l’eau.
par Jan-Mai Salomon
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Mardi 26 février 2008
ET AUSSI…………………………………………..HAG IVEZ


Pour le développement des énergies renouvelables ( solaires , filière bois ….)
Evit lakaat war-raok an nerzhioù adnevez.(dre an heol, gant ar c’hoad...)


Pour un tri et une collecte systématique et organisés des déchets.
Evit bountañ da vat an dibab hag an dastum restaolioù ha lastez.


En milieu rural les transports collectifs sont quasi inexistants : Il faut les développer, encourager le covoiturage et les expériences tel le taxi à 1 euro pour les personnes âgées ou dépendantes éloignées des bourgs.
War ar maez n’eus ket tu da vont gant un dougen boutin, pe nebeut-tre.           Ret eo lakaat anezhañ da dalvout hag ar c’henkarridigezh ivez pe evel e kreiz Breizh un taksi 1 euro evit kas an dud kozh pe tud divarrek da vleniañ betek ar bourk.


Pour la mise en place de décrets interdisant sur le territoire de nos communes la culture d’OGM même si ces décrets ne sont pas recevables par le préfet .
Evit kemer divizoù lec’hel a-enep an OGM, daoust ma ne vo ket asantet gant ar prefed.
par Jan-Mai Salomon
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Mercredi 27 février 2008
LA BRETAGNE : UN AVENIR             BREIZH : UN DAZONT

La Bretagne est avant tout notre cadre de vie actuel, un espace socio-économique cohérent et reconnu internationalement, un espace de projection historique, un espace linguistique propre, un espace de vie à taille humaine. La Bretagne pourrait constituer un modèle de développement équilibré, un réseau de vil-les moyennes formant un terrain propice à une croissance urbaine raisonnée et de développement équilibré entre villes et campagnes. C’est pourquoi il nous faut une réelle démocratie de proximité, qui n’est pas prise en compte par les institutions telles qu’elles existent.

POUR UNE DEMOCRATIE DE PROXIMITE

EVIT UN DEMOKRATELEZH LEC’HEL
 
Nous entendons agir dans le sens de l’intérêt collectif et proposer une autre organisation administrative qui tienne compte des réalités humaines à la différence des découpages départementaux actuels , afin d’être en phase avec la nécessité de construire une vraie démocratie de proximité en Bretagne , étant à l’écoute de nos exigences de bien être social et nous représentant vraiment dans notre diversité.
La construction d’un espace Breton démocratique et souverain passe par un renforcement de la démocratie de base, c’est pourquoi nous nous engageons à œuvrer pour la mise en place d’assemblées populaires visant à permettre à la population de prendre part aux décisions importantes de la commune, du pays… Toutes les personnes vivant ici, quelles que soient leurs nationalités, doivent pouvoir y participer.
Cette gestion plus démocratique, une plus juste répartition des richesses permettrait la création de nouvelles solidarités et la défense de notre identité.
Les partis traditionnels qui gèrent les conseils généraux, les communautés de communes, etc. semblent parfois avoir des velléités décentralisatrices  ou régionalistes mais ne passent jamais du discours aux actes. Ils n’y ont aucun intérêt car cela remettrait en cause leurs potentats locaux.

UN VERITABLE POUVOIR POLITIQUE POUR LA BRETAGNE

UR GWIR GALLOUD POLITIKEL EVIT BREIZH

D’une manière plus large, nous luttons pour la reconnaissance du Peuple Breton et donc de son droit légitime à un réel pouvoir politique,   de son droit légitime à choisir son destin.
Au nom de qui ou au nom de quoi ce serait à Paris ou à Bruxelles de décider pour nous ?
Les Catalans, les Ecossais, les Gallois, etc. disposent de réels pouvoirs de décision quand il ne s’agit pas d’Etats indépendants comme la Slovaquie, la Lettonie, la Slovénie, Malte….La Bretagne, malgré une taille, une population comparables et une identité forte reste à l’écart de ce .mouvement. Faute de pouvoir politique et de représentation internationale directe le Peuple Breton en général, et les plus faibles en particulier, subissent les lois ultra-libérales, nos choix environnementaux sont bafoués, notre agriculture est malmenée, notre culture et notre langue sont irrémédiablement condamnées.
par Jan-Mai Salomon
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Mercredi 27 février 2008
Face à la désertification de nos communes, il est important de favoriser le maintien et la création des commerces de proximité et même d’ouvrir, là où c’est nécessaire, des commerces multifonctions publics avec « service à domicile ».
Il faut bien évidemment œuvrer à la valorisation des producteurs locaux soucieux de notre environnement ainsi que du commerce équitable en créant un commerce distribuant ces produits.
Faire le choix de vivre de son art n’est pas chose facile. C’est ainsi que beaucoup d’artistes et artisans doivent travailler à côté ou  laisser de côté leur passion. Afin de ne pas perdre cette richesse, nous devons les inciter à s’installer en leur proposant des ateliers à loyers modérés comme cela se fait déjà à Pontrieux.
De même, la création d’une maison des artisans/artistes locaux avec une salle d’exposition est indispensable.
Nous voulons privilégier un tourisme populaire de découverte et de culture. Pour cela, la maison des artisans est un outil nécessaire.
par Jan-Mai Salomon
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Mercredi 27 février 2008
Marc’hadoù foran: pa vez kinniget labourioù d’ober gant ar c’humunioù pe gant kuzul an departamant, e vefe ret dibab embregerezhioù lec’hel hag o toujañ da dri abeg : an ingalded etre ar merc’hed hag ar baotred evit ar pezh a sell eus ar goproù, goproù dereat, ha doujañs evit an endro.

Marchés publics: : lors des appels d’offre faits par les communes ou le Conseil Général , il faudra en priorité choisir des entreprises locales qui s’engagent à respecter  ces trois points : l’égalité hommes/femmes pour les salaires, une rémunération digne et le respect de l’environnement


Pouezhus-tre eo ar c’henwerzh lec’hel en hon buhez  pemdeziek, dreist-holl er c’hanton-mañ. Ur gwir servij foran eo : ret eo difenn anezhañ.

Le commerce de proximité, en particulier dans notre canton rural, est un élément essentiel de notre vie quotidienne et a un véritable rôle de service public : il faut le soutenir.


D’hon soñj, maz’eo reizh digoll an dilennidi a laosk o labour evit o karg, eo ken direizh e teufe an digoll-se evel un eil gopr ouzhpenn, ar pezh a c’hoarvez alies-tre.

Nous pensons que s’il est normal de dédommager les élus qui quittent leur travail pour se consacrer à leur charge élective, il est tout autant anormal que ce dédommagement constitue un revenu supplémentaire, ce qui est bien souvent le cas .
par Jan-Mai Salomon
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  • : Jan-Mai Salomon - Aurélie le Guillou - Breizhistance

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